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Cette offre réunit la plupart des attributs que nous aimons voir dans un fonds.
Son gérant tout d’abord, Nicolas Walewski, a accumulé une bonne expérience dans la gestion d’actifs. Il a fondé la société Alken Asset Management en 2005, et a lancé ce fonds, où il peut investir dans ses plus fortes convictions. En relativement peu de temps, il s’est entouré d’une équipe de taille raisonnable (six analystes) mais dont l’expérience et les qualifications sont supérieures la moyenne.
L’approche d’investissement de Walewski ensuite ne nous semble pas dénuée d’intérêt. Comme son nom l’indique, le style est opportuniste ce qui permet au gérant de sélectionner les titres en portefeuille sans être contraint par un indice, un biais de style prédéterminé, ou une taille de capitalisation. Néanmoins, Walewski a au cours de son expérience développé une idée précise des sociétés dans lesquelles il souhaite investir. D’une manière générale, il s’intéresse à des entreprises dont la totalité ou certains actifs sont sous-évalués par le marché, des valeurs oubliées, ou encore des sociétés qui présentent des relais de croissance de ses bénéfices non identifiés. Il est par exemple récemment revenu sur Crédit Agricole tablant sur le retour graduel de la banque à ses niveaux de profitabilité historique. Quelque soit la thèse d’investissement, il préfère des entreprises avec des dirigeants qu’il considère crédibles et à même de réaliser le potentiel de rentabilité élevée de la société.
Walewski essaye d’éviter les excès de marché et peut donc volontiers se montrer contrariant dans ses choix d’investissement. Contrairement à nombre de ses concurrents, il reste à l’écart par exemple des actions dont les résultats sont trop corrélés aux marchés émergents. Ceci n’a pas empêché le fonds de terminer dans le premier quartile de la catégorie grâce à une sélection de titres efficace en 2010. Depuis son lancement, le fonds a largement battu la moyenne de ses pairs, confirmant le succès que Walewski avait déjà obtenu à son précédent poste à la banque Syz. Les investisseurs doivent néanmoins être conscients que la performance du fonds est plus volatile que la moyenne de la catégorie. Il investit en effet substantiellement dans les moyennes capitalisations, un segment du marché historiquement plus risqué. A cet égard, le fonds correspond à notre avis mieux à des investisseurs avec une tolérance au risque élevé, un horizon d’investissement long et qui souhaitent diversifier une partie de leur portefeuille.
Si ce fonds présente donc à bien des égards les qualités qui devraient lui permettre d’engranger de bons résultats sur le long terme, nous pensons qu’il gagnerait à modifier la structure de sa commission de surperformance. Celle-ci est calculée trimestriellement et le principe du « high watermark » ne présente aucun intérêt pour des investisseurs de long terme puisque les compteurs sont remis à zéro chaque année. Malgré ce handicap, l’expérience de Walewski, l’équipe qui l’épaule et le maintien d’un style cohérent et bien rodé sont autant d’éléments positifs qui permettent au fonds d’obtenir la note Supérieur.
Source : Thomas LANCEREAU - Morningstar
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