💡 Le positionnement de cet expert en actions face aux effets de l’inflation…
Alexis Deladerrière, Managing director, est le responsable de la gestion fondamentale en actions globales chez Goldman Sachs Asset Management. Ce Français a travaillé chez GSAM à Londres avant de rejoindre New York avec sa famille.
Ce qu'il faut retenir :
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La gestion d’actifs de Goldman Sachs Asset Management compte pour 2 000 milliards $ d’actifs sous gestion, dont 375 milliards en non cotés.
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La volatilité des marchés va se poursuivre et les bénéfices par action vont être régulièrement révisés en baisse dans les prochains mois sous l’effet de la prise en compte progressive de l’inflation.
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Pour Alexis Deladerrière, les entreprises qui ont la capacité d’absorber les effets de l’inflation sont les infrastructures d’énergie et de distribution d’eau et les entreprises qui innovent. Sur le plan géographique, primeur aux Etats-Unis

2 500 milliards $ en trente ans
L’origine de la société de gestion Goldman Sachs Asset Management (GSAM) remonte à 1988 quand le gérant d’actif démarra avec la gestion obligataire jusqu’alors assurée par la banque.
Aujourd’hui, la gestion d’actifs de GSAM compte pour 2 000 milliards $ d’actifs sous gestion, dont 375 milliards en non cotés. Sur ces 2 000 milliards USD d’actifs, la banque privée GS PWM représente près de 500 milliards $.
Le pôle de gestion actions pèse 430 milliards $. Alexis Deladerrière dirige le pôle de gestion fondamentale des actions internationales.
La gestion est traditionnellement assez concentrée avec des portefeuilles de 30 à 35 lignes et des horizons d’investissement très longs ; de 5 à 10 ans pour GS Global Equity Partners. Un portefeuille qui ressemble à du buy and hold avec un taux de rotation très faible.
A moyen terme, la grande question est l’inflation
A court terme, la volatilité des marchés va se poursuivre sous l’effet du conflit en Ukraine.
A moyen terme, la question majeure est l’inflation : au début de l’année, « on estimait qu’une inflation légèrement supérieure était une bonne nouvelle pour les entreprises ». Cette vision a radicalement changé ces dernières semaines avec la crainte de voir l’inflation atteindre 10%. La dynamique de la consommation et les perspectives des marges bénéficiaires des entreprises sont remises en question.
On n’est qu’au début de la compréhension du retour de l’inflation. Alexis Deladerrière estime que les bénéfices par action vont être régulièrement révisés en baisse dans les prochains mois sous l’effet de la prise en compte progressive de l’inflation.
Positionnement de Goldman Sachs AM sur les effets de l’inflation
L’absence d’expérience de l’inflation chez les investisseurs rend particulièrement difficile l’analyse des marges bénéficiaires à l’aune d’une reprise durable de l’inflation. Les entreprises ont-elles la capacité d’absorber les effets de l’inflation, voire de les répercuter ?
Pour le gérant, le métier idéal est celui du distributeur qui est juste un « passeur de prix ». En général, les métiers qui bénéficient de contrats avec clause d’indexation de prix comme les infrastructures d’énergie et de distribution d’eau, sont préservés des effets négatifs de l’inflation. Le gérant favorise aussi les entreprises qui innovent et qui obtiennent alors des prix supérieurs sans que le consommateur final le ressente.
Sur le plan géographique, primeur aux Etats-Unis :
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Le pouvoir d’achat est mieux préservé grâce aux hausses salariales que les employés parviennent à obtenir aux Etats-Unis.
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Les entreprises américaines ont des mécanismes de répercussion des prix qui sont plus performants que ceux des entreprises européennes.
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Le segment value du marché américain est attractif. Les banques sont bien placées pour transformer la hausse des taux à leur avantage et les grandes sociétés technologiques au modèle stable et rentable, qui génèrent des flux de trésorerie très élevés, sont intéressantes à l’issue de la période récente marquée par la baisse des multiples.
Allocation des portefeuilles
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Surpondérée aux Etats Unis
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Sous-pondérée en Europe, mais avec une forte présence dans le luxe, moins affecté par la reprise de l’inflation, et dans la transition énergétique. Alexis Deladerrière souligne en effet l’ambition allemande de passer le mix énergétique au 100% renouvelable en 2035 contre 2050 auparavant.
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Opportuniste au Japon, qui est un marché polarisé avec des entreprises deep value très volatiles, qui n’intéressent pas GSAM, et de très belles entreprises en croissance (équipementiers de l’industrie des semi-conducteurs, véhicules électriques, fournisseur de moteurs électriques) qui figurent précisément dans les portefeuilles de GSAM
D’autres recrutements à venir chez GSAM à Paris
L’équipe parisienne, qui compte cinq commerciaux, devrait s’agrandir dans les prochains mois. GSAM organise de nombreux événements avec des interlocuteurs francophones comme Romain Berger et Alain Duret. Le bureau de Paris a la volonté de produire du contenu en français.
Comment souscrire ?
| Fonds | GS Global Equity Partners ESG |
| Part | R Eur |
| Code Isin | LU1000926979 |
| SRRI | 6 |
| SFDR | Article 8 |
| Frais courants | 0,9 % |
| Frais variables | 0% |
| Eligible PEA | Non |
| Eligible PEA-PME | Non |
Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.
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