Ce n’est pas la taille (des entreprises) qui compte...
Reste-t-il un potentiel d’appréciation sur les petites capitalisations ?

Hugo Mas (Gérant de portefeuille petites et moyennes capitalisations Sycomore AM) et Alban Préaubert (Gérant/Analyste ISR Sycomore AM) ont donné les raisons pour lesquelles les petites capitalisations constituent de bonnes opportunités pour l’année à venir.
Dans un environnement économique très chahuté, les petites et moyennes entreprises font preuve de résilience et présentent de belles opportunités d’investissement à moyen terme. La sortie de crise devrait leur être favorable.
Pourquoi le vent est-il favorable aux petites capitalisations ?
Selon Alban Préaubert, qui conservait une certaine prudence depuis 2010, le vent tourne en faveur des petites capitalisations, et ce pour plusieurs raisons :
- Sur le long terme, les petites capitalisations ont tendance à surperformer les grandes. Elles ont logiquement une croissance plus forte, sont plus entrepreneuriales et ont une meilleure capacité d’adaptation.
- Sur les 3 dernières années, la performance entre les petites et les grandes capitalisations est globalement équivalente. Alban Préaubert est confiant sur un rattrapage des petites capitalisations. Il voit ce rattrapage commencer à se matérialiser depuis ces 3 derniers mois.
- Un euro fort est un avantage pour les petites capitalisations, plus concentrées sur leur marché domestique.
- Elles devraient profiter des différents plans de relance en Europe, tournés notamment vers le développement durable, la santé…
De plus, le comportement des petites capitalisations est favorable en période de reprise. En effet, les indicateurs avancés en hausse coïncident avec une surperformance des petites capitalisations par rapport aux grandes, cela provient de :
- La composition sectorielle des petites capitalisations par rapport aux grandes. Avec une surpondération du secteur industriel et une sous pondération de la consommation défensive, une phase de reprise économique profite aux petites capitalisations. En effet, les valeurs industrielles ont des croissances et des expansions de marges plus importantes tandis que les sociétés agroalimentaires sont moins dynamiques par essence.
- L’exposition géographique des petites capitalisations par rapport aux grandes. Les petites capitalisations sont globalement plus concentrées sur leur économie domestique et moins déployées à l’international.
Au niveau des flux, les petites capitalisations ont connu une période d’engouement jusqu’en 2018 avec un coup d’arrêt brutal. Une enquête réalisée auprès de gérants européens affiche un net retour de l’appétit pour les petites capitalisations. Les flux pourraient ainsi augmenter sur les prochains mois et constituer un boost supplémentaire pour la performance.
Qu’en est-il des valorisations ?
- Il y a une prime des petites capitalisations par rapport aux grandes d’environ 20%. Cela peut sembler élevé mais cette prime est en dessous de la moyenne sur 10 ans (24%). Cela constitue un signal d’achat selon Alban Préaubert.
- La croissance des bénéfices par actions reste plus élevée sur les petites capitalisations.
Ainsi, le retard des petites capitalisations sur les grandes, la possibilité de rattrapage et le retour des flux constituent un parfait alignement des planètes pour les petites capitalisations selon la gestion.
Pour en savoir plus sur Sycomore AM, cliquez ici.
Copyright H24 Finance. Tous droits réservés.
Autres articles
Voir tous les articlesInterviews
L'interview "décalée H24" de Maxime Gohin (Capital Management France)....
Publié le 30 octobre 2025
Vidéos
GEAR : un fonds Long Short indépendant des marchés....
Publié le 20 octobre 2025
Vidéos
Le climat, nouveau critère décisif pour les investisseurs....
Publié le 05 octobre 2025