Entre les cousins Rothschild, la guerre est (vraiment) déclarée
Rédigé par Delphine Dechaux pour Challenges
Extraits de l’article de Challenges :
(…) Le groupe Edmond de Rothschild va assigner en justice la branche parisienne, celle de David de Rothschild, accusée de "préempter" le célèbre patronyme familial.
C’est le premier coup d’éclat d’Ariane de Rothschild, devenue présidente du comité exécutif du groupe Edmond de Rothschild le 31 janvier.
(…) Il faut d’abord savoir que les deux groupes ont une participation croisée de 8% ; souvenir du coup de pouce donné par Edmond de Rothschild au jeune David lorsqu’il remonta une banque à Paris, après la nationalisation de 1982.
(…) Mais fin 2013, tout Paris se met à bruisser de la dépréciation de 22 millions d’euros passée par David à cause des mauvaises affaires de son cousin Benjamin et de son manager Christophe de Backer.
(…) A 72 ans, David de Rothschild règne avec courtoisie sur les fusions-acquisitions. De sa "boutique" des années 1980, il a fait un empire européen du conseil financier.
Benjamin de Rothschild, 51 ans, pèse au moins dix fois plus que son cousin avec une fortune évaluée par Challenges à 2,9 milliards d’euros.
Milliardaire hors norme, il se joue des codes et peut lâcher à ses collaborateurs réunis au dernier pot de Noël que "tous ceux qui ont quitté le groupe sont des enc...".
(…) Signe de la dégradation des relations, Rothschild & Cie n’a plus d’administrateur chez Benjamin de Rothschild ; qui, lui, n’a pas réussi à obtenir un siège chez David.
(…) Par contrat, chaque banque peut s’appeler Rothschild, à condition de ne pas porter le nom seul. Précédé du prénom Edmond (porté par son père et son arrière-grand-père) chez Benjamin de Rothschild, il est suivi, dans l’établissement fondé par David, de la mention "& Cie".
(…) Mais la médiation a échoué. L’un des objectifs de Christophe de Backer, ancien d’HSBC, était de rationaliser l’enseigne de sa banque afin de faciliter son déploiement à l’international. Mais David a préempté Rothschild Group, qui sonnait pourtant bien.
La bataille en cours est menée par la reine de cœur de cette partie d’échecs : Ariane de Rothschild, secondée par son secrétaire général, Olivier Colom, un ancien diplomate. (…)
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