« En disant à un de mes clients qu’un produit n’était pas adapté à sa situation j’ai gagné sa confiance.»
Quartier Libre pour Pietro Grassano, Directeur général de JP Morgan AM France, et Frédéric Lorenzini.
Frédéric Lorenzini : La France est-elle en capacité de profiter de l’amélioration de l’économie mondiale ?
Pietro Grassano : Tout à fait. Il y a plusieurs éléments qui sont favorables à l’ensemble de la zone euro, comme des taux bas et la devise qui est devenue plus compétitive. En outre la France a pour elle un tissu industriel fort.
FL : Les marchés actions ne commencent-ils pas à être chers ?
PG : Non si on regarde le niveau du coupon des marchés obligataires, donc en relatif non. En absolu, certains marchés peuvent être chers comme par exemple les technos aux Etats-Unis.
FL : Etes-vous serein sur l’obligataire ?
PG : Je reste assez serein dans la mesure où il y a une demande qui est très forte. En termes d’opportunité, l’obligataire est surtout un élément défensif.
FL : Les banques sont-elles enfin assainies ?
PG : Les banques sont un des éléments d’un système financier plus global qui s’est beaucoup réformé et qui est mieux régulé. Je ne pense pas qu’il y ait encore beaucoup de risques portés par les banques.
FL : Les 3 thèmes à jouer en 2015 ?
PG : Les obligations de certains émergents, en particulier en Asie. Les actions de la zone euro. Et toujours les actions américaines, quoi qu’en disent certains.
FL : Les 3 pièges à éviter ?
PG : Eviter la trappe de la liquidité, c’est-à-dire de vouloir trop rester en cash. Eviter l’excès d’euphorie sur certains titres dans le secteur des technologies et des biotechs. Eviter d’avoir un portefeuille insuffisamment diversifié.
FL : Quelle place faut-il faire aux émergents dans les portefeuilles ?
PG : Une place stratégique pour le long terme. C’est très variable selon les profils mais cela veut dire de l’ordre de 10% sur la poche actions, et de 5 à 10% pour la part obligataire.
FL : Quelle est la caractéristique du marché français par rapport aux autres marchés européens ?
PG : C’est un marché qui a moins parié sur l’importance du conseil.
FL : Votre plus belle réussite professionnelle ?
PG : Une fois en disant à un de mes clients qu’un produit n’était pas adapté à sa situation j’ai gagné sa confiance. 10 ans plus tard, la relation de confiance est toujours là.
FL : Votre rêve d’enfant ?
PG : Etre archéologue.
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