« La gestion active doit démontrer sa différence face à l’essor des ETF »
Comment juger de la qualité d’un gestionnaire actif…
Quelques extraits de l’article d’Emmanuel Schafroth dans les Echos :
La gestion active doit démontrer sa différence face à l’essor des ETF.
C’est cette capacité à prendre des paris divergents des indices qu’entend mesurer l’« active share ».
Le verra-t-on bientôt dans tous les documents d’information des fonds ?
Le terme d’« active share » est en tout cas dans l’air du temps, surtout depuis que la gestion dite « active » et celle dite « passive » se font la guerre.
(...) Un « active share » est souvent utilisé pour confirmer qu’un fonds présenté comme un fonds actif, c’est-à-dire basé sur les convictions d’un gérant, ne se contente pas de suivre de près l’indice et par conséquent mérite des frais de gestion plus élevés qu’un outil purement passif comme un ETF.
(...) M&G mesure depuis 2007 et publie depuis juin 2009 dans ses reportings mensuels l’« active money » de ses fonds.
De même, Fidelity mentionne cet indicateur depuis longtemps en complément d’un autre, plus répandu : l’erreur de réplication (ou « tracking error ») qui mesure de manière statistique l’écart de performance entre un fonds et son « benchmark ».
« Pour certains spécialistes, l’“active share” serait une mesure plus facile à appréhender et moins biaisée que celle souvent utilisée et appelée “tracking error”. Cette dernière peut fluctuer en fonction de la volatilité des marchés, sans indiquer un changement dans la gestion », explique Alain-Robert Dautun, responsable de la gestion des risques chez Sycomore AM.
Depuis 2008, cette société de gestion calcule l’« overlap » de ses fonds actions, c’est-à-dire la partie qui se recoupe avec l’indice de référence.
(...) Les gestionnaires d’actifs français sont encore rares à communiquer régulièrement sur le sujet. (...) Financière de l’Echiquier indique y réfléchir.
Chez AXA IM, Gilles Guibout indique que le groupe suit « cet indicateur depuis près de dix ans mais ne le communique pas systématiquement, seulement aux clients institutionnels ».
(...) Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac Gestion, fait une autre critique de cet indicateur : « Il mesure seulement une construction de portefeuille éloignée de l’indice, nullement une gestion active au sens plein du mot. »
(...) Pour bien comprendre l’article des Echos, cliquer ici
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