« La mythologie grecque regorge de châtiments expiatoires absurdes et sans fin », DNCA Finance
Le dernier point hebdomadaire de DNCA Finance
"La mythologie grecque regorge de châtiments expiatoires absurdes et sans fin : Sisyphe poussant un rocher sur le haut d’une colline pour le voir retomber invariablement ou les Danaïdes qui s’échinent à remplir d’eau un tonneau sans fond.
Ces mythes trouvent aujourd’hui un écho singulier dans le territoire qui les a fait naître.
La Grèce, sous le poids d’une dette insoutenable, a été sauvée temporairement par l’Europe et les autorités monétaires qui ont dû trouver dans l’urgence des mécanismes pour calmer les marchés et les épargnants.
Aujourd’hui, le voile se lève de nouveau et la question du défaut de la dette grecque resurgit".
Ce texte que nous avions rédigé dans un hebdomadaire le 26 mai 2011 n'a (malheureusement) pas pris une ride et nous nous retrouvons quatre ans après devant le même écueil.
Défaut de paiement, sortie de la zone monétaire, sortie de l'Europe, nouveau rééchelonnement de la dette : aucun scénario ne semble être tracé après l'échec de la réunion de l'Eurogroupe du 18/06.
Les marchés n'apprécient pas l'incertitude par nature alors que c'est bien l'incertain qui les guide, comme l'a si bien démontré Nassim Nicholas Taleb dans son livre intitulé "The Black Swan" (le cygne noir).
De cygne noir il n'en est plus franchement question dans le cas grec puisque tous les acteurs de cette tragédie connaissent déjà bien leur partition.
Il s'agit en effet maintenant pour tous les dirigeants politiques concernés (grecs, européens et internationaux) de prendre une décision derrière les postures d'intransigeance ou de démagogie, puis de l'appliquer et de la mettre en musique avec comme orchestre la BCE et son maestro Draghi.
Ce dernier, comme il a l'a déjà fait en 2011, veillera au bon fonctionnement de la zone monétaire si les turbulences créées par un Grexit devaient entraîner un risque de contagion aux autres pays périphériques.
Si la Grèce faisait défaut, elle rejoindrait la liste des pays en défaut de paiement avec le FMI (Soudan, Somalie) et celle des expériences politiques radicales qui ont appauvri la population (Venezuela).
Dans cette attente, les marchés continueront d'être volatils et les investisseurs attentistes alors que la hausse des taux américains se rapproche de plus en plus.
Sur le front micro-économique, les premières publications de résultats semestriels des sociétés devraient montrer le rebond des activités européennes contrebalancé par la morosité dans des pays émergents.
Il n'est encore pas sûr que cela soit suffisant pour enclencher une révision haussière massive des bénéfices en Europe.
- Centifolia : + 18,32% YTD
- Eurose : + 5,54% YTD
- Gallica : + 17,48% YTD
- DNCA Value Europe : + 22,11% YTD
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