FLASH : Krach boursier sur le marché suisse !
Swatch : -16,89% ; Holcim : - 12,23% ; Roche : - 9,96% ; Nestlé : -8,36% à 16h05...
Le Flash de KBL Richelieu publié juste avant 15h :
Le diable vient toujours par le marché des changes et c’est bien ce qui s’est passé ce matin ou un mouvement incroyablement fort s’est propagé sur le franc Suisse au moment où l’institution bancaire centrale a annoncé ne plus s’accrocher au PEG d’un euro/franc suisse à 1.20.
Non seulement, les marchés ont vendu massivement les valeurs suisses dont les qualités exportatrices seraient entachées d’une devise trop forte mais la monnaie s’est appréciée certainement au-delà de ce que pouvaient souhaiter les autorités helvétiques.
Rappelons- nous, courant 2011, la Banque Nationale Suisse instaure un PEG de sa devise afin de sauver son économie handicapée par une devise trop forte.
Non seulement ses grandes sociétés mais l’ensemble du tissu économique avec les ménages helvétiques qui traversaient la frontière pour faire ses courses de l’autre côté au magasin Carrefour d’Annemasse, profitant alors d’un pouvoir d’achat supérieur de 20%.
Pourquoi cette décision ; la faiblesse de l’euro depuis le début de l’année avait déjà généré par l’institution centrale suisse des actions pour maintenir sa devise.
Achat de dettes en euros, intervention sur les changes, passage à un taux d’intérêt négatif sur les dépôts pour refouler les capitaux extérieurs mais tout cela a un coût.
La BNS a certainement compris qu’elle ne pouvait pas éternellement user ses cartouches pour défendre une parité.
De là à souhaiter une telle remontée du FS, il y a un grand pas et il est évident qu’il ne pouvait soupçonner une telle amplitude.
Il va donc devoir rassurer les marchés.
En conséquence, il est fort probable que les choses s’assagissent dans les jours (heures) à venir.
De ces évènements, il faut en tirer une chose évidente : le risque de crédibilité des banques centrales.
Espérons que cette mauvaise communication de sa part accentue la prise de conscience des autres banquiers centraux (que la prise de pouvoir qu’ils ont pris dans la crise, faute d’autres combattants) ne peut souffrir d’un défaut de communication.
Il est ou sera sanctionné immédiatement.
Il est évident que l’imminence d’un Quantitative Easing de la BCE a justifié ce revirement puisque la BNS était acheteuse d’obligations en euros pour défendre son PEG.
En l’absence de stabilisation de la devise helvétique, il faudra prendre en considération les répercussions d’un tel mouvement que ce soit sur les banques suisses, les banques des pays de l’Est qui ont financé des prêts immobiliers domestiques en Franc suisse car bénéficiant d’un taux bas et alors d’une parité de change « assuré ».
A contrario, les concurrents européens des entreprises suisses peuvent ouvrir le champagne.
Source : KBL Richelieu, Pascal Bernachon
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