Risque bancaire, risque systémique... A lire avant un rdv client
Des stress tests enfin crédibles ? Réponse avec Axiom spécialiste de la dette bancaire
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La zone Euro est à un tournant de son histoire jeune et mouvementée.
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La BCE a en effet fait un pari audacieux : celui que le nettoyage des bilans bancaires permettra d’éviter un scénario déflationniste à la japonaise, sans pour autant accroitre la volatilité des marchés.
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La BCE a tous les moyens de faire de cet exercice de funambule un formidable succès pour une Europe bien en mal de trouver d’autres relais de croissance.
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Mais il y a à cela trois conditions.
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1 - Restaurer la confiance (...)
2 - Une méthodologie crédible pour enfin nettoyer les bilans (...)
3 - Écarter tout risque systémique
Si l’exercice repose sur une méthodologie crédible et s’il répond aux attentes du marché, existe-t-il un risque qu’une défaillance imprévue conduise à un nouvel épisode de volatilité ?
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Nous pensons qu’il est très faible, pour les raisons suivantes.
Les banques incluses dans les stress tests peuvent être classées en cinq catégories :
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- les champions nationaux (BNP, Santander, Intesa, etc.) : ils ne posent pas de problèmes car ils sont solides et passeront les tests
- les banques en cours de restructuration (HSH, Dexia, etc.) ou qui l’ont achevé (Bankia, etc.) : elles sont désormais totalement isolés du secteur financier, ne participent plus au marché interbancaire et n’intéressent plus que des investisseurs distressed conscients du risque qu’ils prennent
- les petites banques (IKB, Aareal, etc.) : défaillance de ces établissements n’aurait aucun impact systémique
- les banques qui se retrouvent là par hasard (Axa Banque, Vokswagen Financial, etc.) : elles sont hors sujet
- les cas compliqués.
La réalité est donc que, exception faite des cas compliqués, une défaillance suite aux stress tests aurait peu ou prou le même impact qu’a eu en 2013 le défaut des banques espagnoles, la nationalisation de SNS ou le bail-in des banques chypriotes : rien, ou presque.
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Restent donc les cas compliqués : les banques de taille importante et à la qualité d’actifs très médiocre, qui se comptent sur les doigts de la main (Monte dei Paschi, Commerzbank, Raiffeisen, Banco Espirito Santo…)
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A l’exception peut-être de la banque italienne – qui pourrait prochainement trouver un nouvel investisseur stratégique – aucun de ces établissements n’est confronté à un risque de recapitalisation plus important que ce qu’elle pourrait aujourd’hui lever sur les marchés.
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C’est donc plus au risque de dilution qu’au risque systémique que les investisseurs sont confrontés. En tout état de cause, la BCE a démontré par le passé sa volonté et sa capacité à intervenir vigoureusement en cas de besoin.
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Tout nous semble donc en place pour que les vertus cathartiques des stress tests redonnent un nouveau souffle à l’industrie bancaire européenne.
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