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Posture et propagande : comprendre la crise en Ukraine

Jacob Grapengiesser, Senior Advisor

 

 

Les événements en Ukraine ont évolué vers une situation très complexe et regrettable et il est très difficile d’obtenir des informations et analyses fiables en raison des niveaux élevés de méfiance et d’incompréhension entre les différentes parties prenantes. L’objectif de ce résumé est de donner notre analyse et notre vision de la situation.

 


Tout d’abord, il est probable que la Crimée devienne une province séparée de l’Ukraine. Il semble que cela soit déjà le cas, même si son statut légal n’est pas clair. Cela ne veut pas pour autant dire que la Crimée sera rattachée à la Russie. Il n’est simplement pas nécessaire d’aller si loin et il semble que Moscou n’y soit pas particulièrement attaché. Les leaders russes pensent, probablement à juste titre, que le référendum confirmera que la Crimée souhaite une grande part d’autonomie et que la communauté internationale ne pourra s’y opposer si cela est le résultat d’un vote démocratique.

 


Opérations militaires préparéesL’opération russe en Crimée était probablement préparée et planifiée depuis des mois car les troupes étaient prêtes à entrer en action avec des uniformes sans signe distinctif. Les Moscovites sont admiratifs de l’organisation stratégique de l’opération et les médias russes – à la différence des médias occidentaux – ont dépeint les troupes comme des héros protégeant les populations locales.

 


La machine de propagande russe tourne à plein régime avec délivrance de passeports, lancement de missiles pour montrer la puissance militaire russe, et la conférence de presse de Poutine dont l’objectif partiel était de plaire aux ukrainiens de l’est. Cette stratégie semble avoir fonctionné en Russie, la popularité de Poutine étant à son plus haut depuis 3 ans.

 


Poutine envoie un signal à l’Ouest La Russie n’a pas agi en Ukraine uniquement pour des raisons liées à l’Ukraine. Poutine voulait sans doute également affirmer sa position géopolitique auprès de l’Ouest et de l’OTAN en particulier. La Russie a toujours été contre le rattachement de l’Ukraine à l’OTAN et puisque l’OTAN refuse d’intégrer de nouveaux membres en situation de conflit, l’opération en Crimée fait d’une pierre deux coups. L’opération est très clairement initiée par Poutine et il est très gênant que personne ne semble le remettre en question à Moscou ; le vote de déploiement des troupes a été unanime et sans débat.

 


Risque de conflit armé réduit Nous pensons que le risque de conflit armé a diminué au cours des derniers jours mais la situation est toujours très tendue et l’éventualité que les troupes entrent en Ukraine de l’Est ne peut pas être entièrement écartée. La Crimée est clairement un outil de négociation pour Moscou, mais l’incertitude demeure sur la façon dont il sera utilisé.

 


Pas de sanction majeure contre la Russie Il est trop tôt pour évaluer de façon exhaustive l’impact sur l’économie et sur le marché mais nous pouvons d’ores et déjà identifier quelques implications.

 


Premièrement, la croissance économique sera affectée en raison des sorties de capitaux, d’une baisse de confiance des consommateurs, de taux d’intérêts plus élevés (la Banque centrale a relevé lundi, de façon inattendue, son taux directeur de 150 pb) et de l’inflation. Le consensus des prévisions de croissance de 2% pour cette année sera révisé à la baisse et certains analystes pensent qu’il pourrait être égal à zéro voire même négatif – nous sommes un peu plus optimistes. Deuxièmement, nous ne pensons pas que la Russie subira de sanctions majeures parce que l’UE est divisée et dépendante de l’énergie russe.

 

Certains spéculent que les banques russes pourraient subir des blocages de mouvements avec leurs homologues américaines et de telles sanctions seraient très négatives mais nous trouvons ce scénario peu probable. Troisièmement, les exportateurs russes devraient bénéficier d’un RUB plus faible, particulièrement s’il n’y a pas de sanction.

 


L’impact le plus important de ces événements concernera vraisemblablement le sentiment global négatif envers la Russie.
 

 

Source : East Capital AB

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