Taux de crédit et prix de l’immobilier : la hausse… ralentit
Soit, les taux de prêt et les prix de vente montent toujours… mais cette progression est moins forte qu’en début d’année !
Prenons les taux de crédit immobilier, par exemple. Selon l’Observatoire mensuel du financement des marchés résidentiels publié par Crédit Logement/CSA, "au cours du 2ème trimestre 2011, leur rythme de hausse s’établit à 5 points de base par mois", contre une augmentation moyenne de 10 points de base par mois entre novembre 2010 et mars 2011.
En pourcentage, cela donne des taux de prêts du secteur concurrentiel (hors assurance et coût des sûretés) qui s’élèvent en moyenne, en juin 2011, à 3,86 % – 3,87 % pour l’accession dans le neuf et 3,84 % dans l’ancien. "Les taux, remarque Crédit Logement/CSA, sont désormais revenus au niveau qui était le leur en septembre 2009, ou encore à l’été 2006, lorsque le marché était en pleine expansion". Ainsi, pour les auteurs de ce tableau de bord, "la demande ne semble pas avoir réagi à la remontée des taux et l’activité des marchés immobiliers reste soutenue."
Par ailleurs, signe de la nécessité, pour les emprunteurs, de "préserver leur solvabilité", la part des crédits immobiliers à taux variable progresse encore, pour atteindre 9,4 % en juin. Et puis, si la durée moyenne des prêts est en très légère baisse, à 210 mois en juin contre 211 mois en mai, elle est en revanche en assez fort recul si l’on considère uniquement les prêts destinés à l’accession dans l’ancien. Là, après avoir atteint 234 mois en mars dernier, la durée moyenne s’établit, en juin, à 223 mois.
Considérons les prix de l’immobilier, maintenant.
Bien sûr, ils sont toujours à la hausse. D’après les tout derniers chiffres publiés par Century 21, au premier semestre 2011, ils enregistrent une progression de +7,4 % sur toute la France et sur douze mois, augmentation qui montent à +15,6 % à Paris. Et c’est vrai que dans la capitale, les prix sont impressionnants : 8 344 € le mètre carré moyen, c’est 1 100 € de plus qu’il y a un an…
Oui, mais cette hausse ne saurait durer, assure le BIPE (Bureau d’information et de prévisions économiques). Pour cette société indépendante d’études économiques et de conseil en stratégie, en effet, "un ralentissement progressif des prix du logement ancien est à attendre au cours des prochains mois".
Pourquoi ? Parce que le ralentissement récent de la progression du prix des maisons individuelles (+7,5 % en glissement annuel au premier trimestre 2011, contre +9,9 % au quatrième trimestre 2010) constitue un phénomène "qui n’était plus arrivé depuis début 2009".
Et le BIPE va plus loin, n’excluant pas totalement "une nouvelle orientation des prix à la baisse à partir de 2012, sur un marché où une part de la demande est soutenue par des aides publiques menacées par d’éventuels plans d’austérité."
Source : MeilleursTaux.com
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