Les grandes tendance en matière d'épargne
L’Observatoire de l’Epargne Européenne vient de publier son tableau de bord de l’épargne en Europe qui décrit les récents comportements d’épargne et d’endettement des ménages européens.
La hausse de l’inflation et le frémissement à la hausse des taux d’intérêt à court terme ont profité aux dépôts en banque à court terme, en particuliers ceux dont les revenus sont défiscalisés (Livret A en France, compte ISA cash au Royaume-Uni). Les perturbations de la structure de l’épargne bancaire résultant de la crise de liquidité du marché interbancaire de 2008 sont en voie d’être effacées. Mais globalement le niveau de l’épargne bilancielle, dont la rémunération se compare plus avantageusement à celles des produits hors-bilan (titres, assurance-vie et fonds de pension) est orienté à la hausse. Les banques ne peuvent en outre qu’encourager une telle évolution qui diminue leur dépendance à l’égard du marché interbancaire et les rapproche des ratios de liquidité introduits dans la réglementation prudentielle de « Bâle III ».
Les produits exposés aux actions (actions cotées, fonds actions, fonds diversifiés, assurance vie en unités de compte) ont bénéficié d’une conjoncture boursière favorable et de distributions de dividendes élevées. A l’inverse, les fonds monétaires ont, en particulier en France, continué de subir la désaffection des investisseurs et des chargés de clientèles. L’hémorragie sur ces types de fonds semble cependant connaître un certain ralentissement.
La collecte en assurance vie, moins concurrentielle par rapport aux produits bancaires, se ralentit fortement en France, en Espagne et en Allemagne. Les fonds de pension britanniques enregistrent des cotisations et des revenus financiers peu supérieurs aux prestations.
L’investissement immobilier est marqué par des prix qui sont restés orientés à la hausse, principalement au Royaume-Uni et en France où les transactions se font à des prix supérieurs à ceux observés avant la crise. Après une longue période de baisse, les prix des logements en Allemagne repartent aussi à la hausse. Corrélativement, le recours au crédit a eu tendance à augmenter, avec un encours en augmentation de 8,3% en France et de 10,1% en Italie sur un an. Mais le coût du crédit s’alourdit et commence à peser sur la demande solvable des ménages.
Enfin, le crédit à la consommation reste déprimé au Royaume-Uni et surtout en Espagne, tandis que sa croissance régulière en Italie reflète peut-être un effet de rattrapage de ce marché moins développé que dans le reste de l’Europe. Il augmente faiblement en France et en Allemagne.
Autres articles
Voir tous les articlesPatrimoine et Fiscalité
Transmission intergénérationnelle : ces outils encore trop peu utilisés pour vos clients
Par Audrey Tanguy, Juriste Conseil, Pôle Assurance-vie et Patrimoine, Direction Juridique AXA France pour AXA THEMA.
Publié le 21 mai 2026
Patrimoine et Fiscalité
Conformité - Réglementation des CGP : 3 actus qu'il ne fallait pas manquer en février...
Par Sylvie Hernando, Présidente de Serenity Conseil et membre du Comité scientifique H24 Campus.
Publié le 03 mars 2026
Patrimoine et Fiscalité
« Plus de 13 000 millionnaires ne payent aucun IR » : La réaction d'Yves Mazin (CNCGP)...
Publié le 23 février 2026