Annonce partenaire
CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
7974.49 0.49% -2.15%
Diversifiés / Flexibles Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Actions Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Performance Absolue Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds

Une progression mesurée du patrimoine des ménages

Selon le BIPE, le patrimoine des Français devrait se stabiliser en 2010 avant de reprendre une progression mesurée.

Le BIPE a présenté le 3 septembre 2009, aux adhérents de l’Observatoire des Marchés de l’Epargne et du Crédit (OMEC), ses estimations et prévisions pour la période 2009-2014 en ce qui concerne notamment l’évolution des patrimoines financier et non financier des Français. 2008 et 2009 ont été deux années de recul significatif de la valeur du patrimoine des ménages (respectivement – 3% et - 2%), du jamais vu depuis la Seconde guerre mondiale. Les évolutions des patrimoines sont très souvent liées à  celles des prix des actifs qui entrent dans leur composition ; c’est ainsi qu’en 2008, la très forte baisse des marchés boursiers s’est conjuguée avec une diminution assez importante des prix des logements anciens pour faire reculer à  la fois le patrimoine financier et le patrimoine non financier des Français ; en 2009, la situation est un peu différente puisque le recul du patrimoine non financier lié à  la poursuite de la baisse des prix des logements anciens devrait être en partie compensé par une certaine reprise des marchés boursiers et donc du patrimoine financier. Cependant, pour chacune de ces deux années, un autre phénomène est également intervenu pour expliquer le reflux de la croissance du patrimoine financier : la diminution très sensible du montant des nouveaux placements sur ce patrimoine. La forte baisse de ce flux peut d’ailleurs elle-même être expliquée, surtout en 2009, par le moindre recours des ménages au crédit et tout spécialement au crédit habitat. La fin de l’année 2008 a été caractérisée par le ralentissement de la croissance de l’encours de crédit à  la consommation, qui a finalement enregistré une hausse de 3,0%, soit une assez nette rupture par rapport aux croissances passées. Dans un contexte économique et financier difficile, les crédits nouveaux aux ménages pour l’habitat ont reculé de 16% en 2008. En effet, le marché français de l’immobilier résidentiel a enregistré en 2008 une véritable cassure qui s’est traduite par un recul jamais observé des mises en chantier, un effondrement des ventes de logements neufs et un repli très net des transactions dans l’ancien où les prix sont maintenant clairement orientés à  la baisse. En 2010, le patrimoine des Français devrait se stabiliser un peu au-dessus de 10 000 milliards d’euros, niveau qui devrait être celui de la fin de l’année 2009 L’an prochain, en ce qui a trait à  l’influence des prix sur l’évolution des patrimoines, des compensations devraient s’opérer. Si le patrimoine non financier devrait encore reculer en raison de la poursuite d’un certain tassement moyen des prix des logements anciens, la reprise boursière sur les douze mois de l’année ferait apparaître une progression du patrimoine financier qui jouerait donc en sens inverse sur l’évolution du patrimoine total des ménages. En outre, ce patrimoine financier serait aussi soutenu par un montant des placements financiers assez sensiblement plus élevé qu’en 2009. Là  encore, l’évolution du recours au crédit – qui manifeste une certaine reprise en 2010 – pourrait être le facteur déterminant de cette évolution des placements financiers. Au total, les trois années 2008, 2009 et 2010 font bien apparaître l’importance du choc de la crise mondiale sur la croissance des patrimoines des Français. Lors de la crise immobilière internationale du début des années 1990, le patrimoine global des ménages avait en effet encore crû, en France, à  des taux compris entre 2 ou 3% l’an. Entre 2011 et 2014, la croissance du patrimoine des ménages devrait reprendre, mais à  un rythme bien inférieur à  celui qui était observé avant la crise Après la crise des années précédentes, cette période est marquée par l’entrée dans un nouveau cycle de l’immobilier. Néanmoins, la reprise de la croissance du patrimoine des ménages serait mesurée, à  un taux inférieur à  5% l’an, taux bien plus faible que ceux que l’on observait dans les années 2003-2006 (il s’agissait alors de taux à  deux chiffres). Plusieurs facteurs convergent pour rendre compte de cette modération : un taux d’épargne à  la baisse en raison d’une croissance faible des revenus, un recours au crédit assez modeste (le passif des ménages ne progresse que de 3% par an) et des évolutions de prix (logements anciens et marchés boursiers) qui restent elles-mêmes modérées. A cet horizon, il faudra évidemment vérifier que cette croissance du patrimoine des Français reste compatible avec la poursuite souhaitable de la diffusion de la propriété du logement, avec la nécessaire préparation financière de la période de retraite et avec la constitution des réserves indispensables pour faire face aux divers risques du cycle de vie.

Autres articles

Voir tous les articles
Actions PEA Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Article 9 Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Obligations Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds