La CNCGP a posé 3 questions à François Fillon…

François Fillon, Candidat à la primaire LR
CNCGP : Dans une économie à taux d’intérêt presque nuls sinon négatifs, comment protéger l’épargne des Français ?
François Fillon : Cette situation de taux d’intérêt presque nuls voire négatifs est effectivement très préjudiciable à une bonne rémunération du capital qui est indispensable à la bonne santé de notre économie.
Il faut bien comprendre que cette politique de la BCE ne peut être que temporaire ; elle vise à autoriser les pays à conduire les réformes structurelles qui s’imposent afin de permettre aux économies d’être prêtes à poursuivre leur croissance quand les taux remonteront.
Le meilleur moyen de protéger l’épargne des Français c’est de faire les réformes radicales qui s’imposent pour que les taux d’intérêt puissent remonter à des niveaux acceptables.
CNCGP : Sur quoi doit reposer la stabilité fiscale ?
François Fillon : La cause profonde de l’instabilité fiscale, c’est le niveau des taux d’imposition en France qui sont beaucoup trop élevés, voire confiscatoires.
Pour obtenir la stabilité fiscale que chacun attend mais aussi la simplicité, il faut procéder aux réformes de fond qui s’imposent et que je propose en particulier : la suppression de l’ISF et la mise en place d’une taxe forfaitaire à 30% sur tous les revenus du capital (CSG incluse).
J’entends bien, une fois ces réformes faites dès le début du quinquennat, annoncer la stabilité fiscale jusqu’au moins la fin de mon mandat.
CNCGP : Comment orienter l’épargne des Français vers l’investissement pour les PME et ETI ?
François Fillon : Il est indispensable d’orienter l’épargne des Français vers l’investissement pour les PME et les ETI car notre financement en fonds propres est souvent déficient et que le financement bancaire est contraint par les règles prudentielles imposées à nos banques.
La réforme fondamentale déjà mentionnée est la suppression de l’ISF et son remplacement par une taxe forfaitaire.
J’ai aussi proposé que 30 % des investissements dans les PME et les ETI puissent être déduits de l’impôt sur le revenu jusqu’à un million d’euros.
Nous n’avons que 8000 business angels contre 80 000 au Royaume-Uni ; les mesures que je propose nous aideront à combler cet écart.
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