Comment s’en sortir ?
Résumé de la conférence téléphonique d’Olivia Giscard d’Estaing et de François Mouté sur la situation actuelle des marchés.
Stratégie d’investissement
Le poids de la dette des pays occidentaux continue à inquiéter les marchés et laisse craindre un ralentissement de la croissance en Europe et aux Etats-Unis (cf. graphique évolution du ratio dette / PNB aux Etats-Unis). Cette hausse continue de l’endettement au fil des décennies ne trouvera pas de solution rapide. François Mouté et Olivia Giscard d’Estaing ne se sont jamais fait d’illusion sur la capacité des économies à rebondir rapidement après 2009 (après une année de récession, la croissance de 2010 a été la plus faible depuis 1930), l’effet de levier par le crédit ne pouvant plus fonctionner. Les taux longs continuent à demeurer historiquement bas, ce qui constitue une aberration compte tenu de la situation des dettes souveraines mais ce qui arrange tout le monde : ni les Etats, ni les entreprises ne souhaitent voir les taux longs remonter, ils peuvent ainsi se financer à moindre coût. L’économie mondiale ne se résume pas aux Etats-Unis et à l’Europe, la croissance mondiale est tirée aujourd’hui par les pays émergents et la Chine en particulier. Ceux-ci peuvent pâtir d’un ralentissement de la croissance occidentale mais ils parviennent néanmoins à afficher des taux de croissance importants et à disposer de moyens pour gérer l’inflation. La consommation domestique chinoise pourrait constituer un relais de croissance important pour la zone, la classe moyenne chinoise représentera 400 millions de citoyens en 2015, soit un doublement en 5 ans.
Comment s’en sortir ?
- Concentrer les portefeuilles sur un nombre restreint de secteurs : énergie, or, les secteurs profitant de la dynamique asiatique et éviter les secteurs trop exposés aux risques des pays occidentaux (dette, consommation des ménages et dépenses publiques).
- Favoriser les sociétés de croissance si possible présentes sur des niches, éviter les sociétés trop sensibles à une économie locale au profit de sociétés globales orientées vers les zones à fort potentiel.
Conclusion
La dette importante des pays développés et la faible croissance nous amènent à conserver une approche prudente dans notre gestion. Nous restons toujours à l’écart des valeurs financières et des secteurs dépendants des finances publiques ou des ménages pour nous concentrer sur les secteurs profitant de la dynamique des pays émergents. La protection des portefeuilles avec l’utilisation des futures sur indices est un élément essentiel dans la gestion en cette période de crise.
Source : Neuflize - Résumé de la conférence téléphonique d’Olivia Giscard d’Estaing et de François Mouté
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