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🐻 Lazard Frères Gestion évoque la possibilité d'un “bear market”...

Entre hausse de l’inflation et reprise épidémique, quelles évolutions peut-on attendre des politiques monétaires et quelles seraient les conséquences sur les marchés ?

 

 

Réponse en deux temps avec Matthieu Grouès, directeur des gestions institutionnelles, et Julien-Pierre Nouen, directeur des études économiques et de la gestion diversifiée

 

Quelles perspectives économiques pour 2022 ?

 

La nouvelle vague Omicron, plus contagieuse mais moins létale, n'a pas entraîné de mesures de restrictions aussi sévères qu’en 2021. « La situation épidémique ne devrait donc pas ralentir la reprise des économies en 2022 », selon Matthieu Grouès. De plus, la dynamique économique reste favorable, soutenue par une diminution progressive des goulots d’étranglement. La demande des ménages est forte avec un surplus d’épargne prêt à être dépensé. Du côté des entreprises, les perspectives d’investissement sont également robustes.

 

Le resserrement budgétaire, prévu en 2022, devrait, lui aussi, n’avoir qu’un faible impact sur la croissance. Aux États Unis, le durcissement du ton de la Fed pour 2022 masque le fait que l’essentiel de la normalisation a déjà eu lieu. Par ailleurs, sur le vieux continent, le pacte de stabilité et de croissance (imposant un déficit budgétaire au-dessus de la barre des -3%) reste suspendu pour l’année à venir. En Chine, la rigueur budgétaire laisse place à une politique plus accommodante pour soutenir l’activité économique. L’empire du milieu pourrait cependant pâtir de sa stratégie de confinement systématique qui entraînerait alors de nombreuses perturbations sur les chaînes d'approvisionnement.

 

Si les fondamentaux restent solides, l’inflation est en revanche au cœur des interrogations. En Europe et aux USA, la flambée des prix atteint des niveaux inédits depuis plusieurs décennies. Le montant des loyers outre-Atlantique (représentant 30% des indices de prix) est en constante augmentation, et la hausse des salaires risque de faire progresser fortement les prix dans les secteurs intensifs en main d'œuvre. De part et d’autre de l’Atlantique, les tensions sur le marché du travail sont exacerbées par un taux de chômage au plus bas. Aux États-Unis, le nombre d’offres d’emploi non pourvues atteint des niveaux records et le mouvement de “grande démission” se poursuit.

 

Un environnement financier incertain

 

Le changement de discours de la part des banques centrales a d’ores et déjà été intégré par les marchés. En revanche, pour la Réserve Fédérale, l’accélération du tapering et la réduction de son bilan pourrait advenir plus vite que prévu. Pour le marché actions, les attentes de croissance des résultats pour 2022 (+7%) sont plus prudentes qu’en 2021. Le niveau de marge des entreprises est historiquement haut et pourrait être impacté par l'augmentation du coût du travail.

 

Du côté des valorisations, si les résultats sont attractifs le niveau de cherté atteint des niveaux sans précédents. Sur la base du price to sales (rapport entre capitalisation boursière et chiffre d'affaires des entreprises), le S&P 500 n’a jamais été aussi cher. Julien-Pierre Nouen évoque même la possibilité d’un “bear market”. Ce cas de figure ne se produit historiquement qu’en période de récession, et les indicateurs actuels semblent exclure un tel scénario. En revanche, dans certains cycles le haut niveau de valorisation avait précédé la récession de près d’un an.

 

Difficile alors dans ce contexte d’établir des projections à long terme.

Mais pour Julien-Pierre Nouen, « deux positionnements paraissent néanmoins avoir du sens » :

 

  • Une sensibilité obligataire faible, voire négative

  • Une sous-pondération du marché actions américain au profit de l’Europe, et, plus généralement, sous pondération des valeurs ayant bénéficié de la baisse des taux.

 

 

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Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.

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