😫 Banquiers centraux laissez-nous tranquilles…
Dès le début de la pandémie, les banques centrales ont rapidement assoupli l’orientation de la politique monétaire. Alors que les marges de manœuvre pour baisser les taux d’intérêt étaient limitées, elles ont surtout réactivé ou amplifié les mesures non conventionnelles. Cela s’est traduit par une nouvelle forte augmentation de la taille de leur bilan. Cependant, les conséquences de cette politique trop accommodante se profilent.
Ainsi, n’est-il pas temps pour les banques centrales d’arrêter la planche à billet et laisser l’économie retourner à la normale ?

Bob Michele (Global Chief Investment Officer, Global Fixed income, Currency & Commodities à JP Morgan AM) nous partage son opinion sur le sujet.
Pas de valeur dans les obligations souveraines !
Contrairement à leurs homologues des pays émergents, les banques centrales des pays développés réagissent très peu face à l’inflation et maintiennent les taux en dessous des niveaux nécessaires pour maîtriser l’inflation. La réticence des banques centrales à relever les taux ainsi que la taille colossale de leur bilan créent des conditions difficiles sur les marchés obligataires. En effet, les taux de rendement des obligations souveraines sont négatifs. De tels niveaux étaient opportuns au début de la pandémie mais actuellement, ils causent du tort aux investisseurs. Pour cette raison, Bob Michele ne voit aucun potentiel dans les obligations souveraines des pays développés tant que les banques centrales seront à la manœuvre.
Quelques opportunités dans le crédit
Les fondamentaux sur les segments du crédit des entreprises européennes et américaines s’améliorent. En effet, la profitabilité est meilleure et les revenus accumulés en 2021 permettent aux entreprises de progressivement réduire leur endettement. Même dynamique sur le segment du « high yield », les taux de défaut devraient descendre au-dessous des 1% et les primes se compresser davantage. Enfin, les experts de JP Morgan sont confiants sur les actifs rattachés aux dettes du consommateurs. Ces derniers ont un montant d’épargne sans précédent.
De la valeur dans les émergents mais attention !
Les marchés émergents représentent l’Eldorado des investisseurs obligataires actuellement : les primes sont élevées, les devises locales sont sous évaluées et les rendements sont attractifs. Toutefois, des problèmes subsistent à savoir un faible taux de vaccination et des perturbations sur la chaîne d’approvisionnement. Bob Michele déconseille ces marchés tant que ces problèmes sont d’actualité.
La lame de fond de l’ESG sur les marchés obligataires
Les obligations durables ont le vent en poupe. La demande d’actifs responsables ou provenant d’entreprises répondant aux critères ESG a significativement augmenté ces dernières années. Cette tendance risque d’être un casse-tête pour les investisseurs des marchés obligataires. D’un côté, les obligations de bonne qualité (provenant d’émetteurs bien notés) proposent de faibles rendements. De l’autre, les entreprises ne remplissant pas ou très peu les critères ESG, vont être amenées à proposer des rendements plus attractifs. Que choisir ?
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