⚡ Comment faut-il appréhender les marchés en cette fin d’année ?

Riccardo Stucchi (Country Manager France) et Alexandre Attal (Directeur de la gestion ) livrent leurs opinions.
Un environnement chaotique
Les mouvements de ces dernières semaines sont le résultat de la succession de mauvaises nouvelles pour les investisseurs. Cette vague baissière s’apparente davantage à une respiration qu’à un retournement de tendance. Tous les secteurs n’ont, d’ailleurs, pas été perdants. On trouve des gagnants dans les valeurs refuges, les matières premières ou encore les financières.
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Le cas Evergrande
Un effet de domino dans le secteur de l’immobilier chinois après la chute d’Evergrande est peu probable puisque le secteur de l’immobilier chinois est très peu exposé aux capitaux étrangers. Il n’y a donc pas grand-chose à craindre pour le reste du monde. Cependant, l’effondrement du géant chinois pourrait avoir une influence directe sur l’activité de ses partenaires et impacter certaines actions internationales. Une autre conséquence néfaste pourrait être une moindre appétence des investisseurs internationaux à financer les entreprises émergentes.
- Le cas de la FED
En comparant les opinions des membres de la FED entre 2020 et aujourd’hui, on constate un changement de consensus plus inquiétant. En effet, la majorité d’entre eux s’attend désormais à une remontée des taux dès l’an prochain. Le « tapering » s’annonce très proche. Les marchés de taux devraient se stabiliser et les courbes des taux d’intérêts se repentifier offrant enfin une alternative aux marchés actions.
Quel impact sur l’allocation d’actifs ?
On reste malgré tout dans une période de reprise économique, en attendant que les marchés de taux se normalisent, les actions restent le meilleur véhicule d’investissement. Il faut rester sous pondéré en obligations (surtout souveraines) voire en sensibilité négative.
Au niveau géographique, la zone euro pourrait être la zone à privilégier pour cette fin d’année qui s’annonce favorable aux valeurs cycliques, selon Russell Investments. Cela étant dit, les États-Unis restent solides et pourraient s’avérer utiles en cas d’un faux départ comme celui observé en début d’année. Il faut par conséquent opter pour un mixte géographique équilibré entre les deux.
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