🧧 Faut-il continuer à investir sur la Chine ? La réponse claire de Bruno Vanier, Président de Gemway Assets...
Après un été mouvementé, notamment sur les marchés chinois, l’équipe de Gemway nous expose son point de vue.

Bruno Vanier, Président de Gemway Assets
Faut-il continuer à investir sur la Chine ? « Plus que jamais » nous répond Bruno Vanier.
Après d’excellentes performances en 2020, la Chine sous-performe fortement depuis le début de l’année : politique monétaire restrictive, tour de vis réglementaire et avancement dans le cycle... Le constat est amer, hors Chine, les émergents sont juste derrière l’Europe depuis le début de l’année en termes de performance.
Après le tour de vis réglementaire qui a fait vaciller un certain nombre de secteurs cet été, c’est au tour du marché de l’immobilier de trembler. Le dossier Evergrande accélère le ralentissement de la croissance chinoise. Sur le cas du géant immobilier chinois, Bruno Vanier se veut rassurant. Le risque est individuel et non-systémique, il n’observe aucun signal alarmant sur les taux chinois, ni sur la devise. Selon lui, le gouvernement chinois a les moyens de gérer cette « crise ».
Le ralentissement s’avère plus fort que prévu. Pour autant, après des mois de prudence, Gemway est redevenu positif. Les gérants reconnaissent que les nouvelles ne donnent pas envie mais le pire pourrait être derrière nous selon eux.
Ce qui rend malgré tout les gérants si optimistes, c’est l’assouplissement monétaire qui se profile à l’horizon. « Nous sommes à un point d’inflexion », les autorités chinoises ne peuvent pas laisser le ralentissement s’aggraver.
Et les autres pays émergents ?
Bruno Vanier rappelle que le monde des émergents est très disparate. Il favorise :
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L’inde qui bénéficie à son tour d’une très forte reprise post-covid
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La Russie qui profite de la vigueur du pétrole et du gaz
En revanche, il reste prudent sur :
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Les pays d’Amérique Latine notamment le Brésil qui fait face à une inflation grandissante obligeant sa banque centrale à remonter ses taux
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La Turquie qui fait aussi face à une inflation importante mais sans action de sa banque centrale sur les taux directeurs
Un resserrement monétaire aux Etats-Unis pourrait-il faire revivre aux marchés émergents la même situation qu’en 2013 ? Non, selon Bruno Vanier, et ce pour trois raisons :
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Les balances courantes largement négatives à l’époque sont aujourd’hui largement positives
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Les banques centrales émergentes ont des marges de manœuvre cette fois
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La répartition pays de l’indice actions émergents est beaucoup moins concentrée sur les pays qui ont le plus souffert en 2013
Seuls les pays avec des monnaies moins fortes et des banques centrales moins actives, comme la Turquie, pourraient souffrir. A noter également que les flux sont différents : à l’époque, les fonds globaux détenaient environ 11,6% de positions émergentes alors qu’aujourd’hui, nous sommes à peine 7%. Il y a « peu de ventes massives à envisager ».
Pour en savoir plus sur Gemway Assets, cliquez ici.
Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.
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