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« Il faut se calmer » affirme ce gérant qui suggère de « fuir les Métaux et Matériaux »...

L’engouement pour les places émergentes s’est amenuisé avec la recrudescence de la pandémie dans certains pays, d’autant plus que le dollar ne semble pas accélérer sa baisse. Les gérants de Gemway Assets nous font part de leur vision, quelque peu à contre-courant.

 

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Le point avec Michel Audeban (Directeur Général) et l'ensemble de l'équipe de gestion : Bruno Vanier (Président et responsable de la gestion), Elena Kosheleva, Ariel Ying Wang et Dian Qu.

 

Une gestion de conviction… qui traverse un champ de mines

 

Un phénomène plus prononcé dans les marchés développés, le « reflation trade » semble également écorner la performance des indices émergents, qui sont surpondérés en valeurs de croissance. Mais « la bonne nouvelle est que ça ne dure jamais très longtemps » renchérit le directeur de gestion. Cela reste, tout de même, un élément de stress pour la gestion, surtout sur le segment de la technologie qui reste une forte conviction pour Gemway Assets. Deuxième élément pénalisant : la sous-pondération du Brésil et de l’Inde qui semblent tirer leur épingle du jeu même malgré le contexte pandémique.

 

Le gérant fait part de ses convictions les plus fortes.

 

La Chine : « Ce qui s’y passe est toujours passionnant, tant au niveau micro que macro » selon le directeur de gestion.

 

A court-terme, les nerfs des investisseurs sont mis à rude épreuve du fait de resserrements en matière réglementaire, fiscale et monétaire. Toutefois, à long-terme, tous ces facteurs sont positifs pour les perspectives de croissance structurelle (internet, consommation, transition énergétique et environnementale…). La liquidité excédentaire générée par une forte croissance du PIB (8.5% attendue en 2021) versus un ralentissement du crédit (11%), se résorbera à mesure que la croissance se normalisera. L’appréciation de la devise chinoise pourrait également être problématique à court-terme, mais les pouvoirs publics sont en train de prendre les mesures nécessaires (augmenter le taux de réserves en devises étrangères…). 

 

Sur les aspects positifs, on notera la « gentrification » du consommateur chinois boostée, entre autres, par les exportations. En effet, le salaire moyen devrait doubler d’ici 2030, soutenant ainsi la demande intérieure. Par ailleurs, le récent virage que semble prendre l’Empire du Milieu en matière de respect de l’environnement aura un impact considérable sur les dépenses d’investissement, et sur le développement de certains segments (décarbonisation, localisation…). Parmi les titres emblématiques de la gestion, on retrouve Li-Hing « le Nike chinois » selon la gérante, qui profitera du potentiel de la demande sur le segment « sportswear » encore à un niveau très bas en Chine, ainsi que la préférence accrue pour les marques domestiques (appels de boycott…). Malgré tout, la Chine est tactiquement sous pondérée dans le portefeuille (légèrement).

 

La Technologie : Elle est actuellement « challengée » mais la nature disruptive des thèmes d’avenir les sortira de l’ornière

 

La gestion maintient sa surpondération structurelle sur le secteur malgré le récent « désamour » de la part des investisseurs. Bruno Vanier est confiant sur les tendances de demain qui favoriseront les semiconducteurs (véhicules électriques/ autonome, stockage/ traitement des données…) et la Nouvelle Energie (éolienne, solaire…). Par ailleurs, le sujet de la relocalisation ou « l’indépendance technologique » n’effraie pas la gestion qui pense que « la volonté est là, mais ça reste très compliqué ». 

 

Fuir les Métaux et Matériaux : « face à de tels niveaux, on pense qu’il faut se calmer… »

 

Le débat sur l’impressionnante hausse des matières premières fait rage. D’un côté, il y a un effet de base indéniable, qui est par définition transitoire. D’un autre, il y a tout le discours derrière les besoins immenses en matière de semiconducteurs et le cuivre en matière de transition énergétique… Néanmoins, la gestion est alarmée face aux niveaux inquiétants des cours. Un « déjà-vu » selon les gérants, qui comparent cette situation à celle de 2009 – suivant l’annonce du grand plan chinois. La panique injustifiée des marchés sur une redoutable pénurie de la « sur-commande », et un discours médiatique « pas très objectif » enflent, « voire faussent les prix » selon le directeur de gestion.

 

Pour conclure, Michel Audeban réitère que chez Gemway Assets, la rotation « value » versus croissance n’est pas un sujet. Même s’il n’a pas de boule de cristal, il lui semble que ce mouvement n’est pas de nature à durer, d’autant plus que dans les pays émergents, « value » rime souvent avec gouvernance douteuse. « Il n’y a pas de free lunch » rappelle Bruno Vanier, il va falloir se concentrer sur les vrais catalyseurs de croissance, tout en étant prudent sur les valorisations. 

 

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Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.

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