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La brutalité des mouvements est la nouvelle norme préviennent ces gérants...

Dans un contexte d’écarts de valorisation sans précédent, la rotation sectorielle sera indéniablement un grand thème de l’année 2021. La décote de la value par rapport au facteur croissance s’est amplifiée ces dernières années et a atteint des records en 2020. Le succès du vaccin et la victoire démocrate en Amérique marquent probablement la reprise cyclique. Dans cet environnement, les marchés se trouvent sur des plaques tectoniques et des retournements significatifs sont à  envisager.

 

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Jacques-Aurélien Marcireau, Christophe Foliot (Co-responsables de la gestion actions d’Edmond de Rothschild), Marc Halperin (Co-responsable de la gestion actions européennes) et Benjamin Melman (Directeur des investissements) ont pris la parole sur le thème de la grande rotation sur les actions.

 

 

Les leçons du passé

 

Deux mouvements de grande rotation ont pu être observés par le passé :

 

  • Dans les années 1970, les « Nifty Fifty » (50 valeurs de croissance) tiraient les indices. A la suite du choc pétrolier et du retour de l’inflation, le marché s’est inversé.
  • Dans les années 2000, les secteurs cycliques ont faire leur grand retour après la bulle internet.

 

Le marché actuel ne se comporte pas exactement comme il le faisait auparavant, cependant, des enseignements peuvent être tirés. Aux Etats-Unis, les écarts de valorisation entre les secteurs sont historiques, particulièrement entre les secteurs cycliques (financières, énergies, industrielles) et la technologie. Un simple retour sur des normes de moyenne historique générerait un potentiel d’appréciation considérable. Ceci étant dit, il faut un catalyseur. Les nouvelles récentes sur le vaccin laissent apercevoir une forte reprise des économies et pourrait soutenir ces secteurs d’activité.

 

 

Les perspectives pour l’année 2021

 

Les bases de comparaison pour les secteurs value/cycliques devraient être plus simples pour l’année 2021. En effet, les prévisions de résultats sont tellement basses qu’elles peuvent potentiellement générer des révisions bénéficiaires exceptionnelles, là où des sociétés comme Amazon auront du mal à réitérer +30% de croissance.

 

Point intéressant à noter au niveau des flux, le retour de la value ne s’est pas fait au détriment des valeurs de croissance mais dans une démarche de diversification. Compte tenu des transformations structurelles liées au covid, les investisseurs gardent un appétit pour les valeurs de croissance.

 

Au-delà des mécanismes qui se mettent en place, 2021 ne sera une année facile ni pour les gestions croissance, ni pour les gestions value. La sélection des gérants sera essentielle. Au niveau du compartiment value, le plus gros risque sera l’accélération de « value trap » (titres dépréciés vus à tort comme de bonnes opportunités). Pour l’instant, ces valeurs sont toujours en vie grâce à des mesures stabilisatrices. Du côté de la croissance, certaines valeurs ont des valorisations élevées avec peu de support. Le plus gros risque est de les surpayer. La sélectivité au sein même des facteurs sera importante, « 2020 était peut être l’année de la grande divergence value/croissance, 2021 sera sûrement l’année de la divergence intra style ».

 

Marginalement, la value devrait reprendre du terrain, que ce soit en termes d’actif de diversification, de logique de flux ou de momentum bénéficiaire. Le gérant alerte cependant. La microstructure des marchés n’est plus la même qu’il y a quelques années. A cet égard, la brutalité des mouvements observés récemment ne doit plus être considérée comme un fait exceptionnel mais comme une nouvelle norme. Il faut donc s’y préparer au travers d’un meilleur équilibrage des portefeuilles.

 

Ainsi conclut Jacques-Aurélien Marcireau « un bon gérant value est nécessairement un gérant qui a eu de mauvaises performances ces dernières années, sinon, c’est un gérant qui a capitulé en secret ».

 

 

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