Enfin des données chiffrées sur les investissements à impact !

Dans de nombreux articles apparaît l’idée, rarement chiffrée, que la crise sanitaire a donné le goût aux investisseurs particuliers et institutionnels pour l’investissement à impact. Afin d’être factuel, Florent Delorme (Macro-stratégiste M&G) a mis en avant deux enquêtes réalisées durant et après le confinement.
Pour une croissance s’inscrivant dans le temps, l’ONU (Organisation des Nations Unies) a défini 12 principaux thèmes avec des objectifs de développement durable (Systèmes de mobilité, nouvelles solutions de santé et de soins, efficacité énergétique, énergies propres, logements abordables, économie circulaire, modes de vies sains, traitement des déchets, solutions agricoles, forêts et écosystèmes, infrastructure urbaine, construction). Un investissement à impact concerne ainsi des entreprises dont la mission est d’agir concrètement sur un ou plusieurs de ces thèmes. Il ne s’agit pas simplement d’investir dans des entreprises respectueuses ou ayant des ambitions de respect de l’environnement ou de la société, il faut que ces entreprises aient un impact mesurable. En ce sens, l’investissement à impact se distingue de l’investissement dans le développement durable.
Que nous disent ces enquêtes ?
La première enquête a été conduite par le Boston Consulting Group et révèle que :
- 70% de la population mondiale est désormais consciente que l’activité humaine impacte le climat.
- les thématiques ayant le plus retenu l’attention sont très logiquement les sujets épidémiologiques (67%) ainsi que la pollution de l’air (35%).
- 54% des personnes interrogées souhaitent que les relances économiques intègrent une dimension développement durable et s’attaquent à des problèmes environnementaux.
- 87% des participants estiment que les entreprises doivent en faire davantage en intégrant des considérations environnementales.
- la tranche d’âge la plus impliquée dans les problématiques environnementales concerne les 25-44 ans.
En complément, le Boston Consulting Group montre que pendant le choc de mars, les ETF (Exchange Traded Funds) traditionnels ont vu les flux entrants se tarir. A l’inverse, la dynamique sur les ETF mondiaux durables a été régulière et solide. Ainsi, le développement durable semble être un mouvement structurel s’amplifiant et ne pouvant être arrêté par la crise.
La seconde enquête, menée par le Global Impact Investing Network apporte un éclairage sur l’approche des investisseurs institutionnels. En effet, elle indique que :
- 715 milliards de dollars sont investis dans des actifs à impact.
- les thèmes d’investissement concernent le travail décent et la croissance économique (71%), la lutte contre la pauvreté (62%), la santé et le bien-être (59%).
- pour les 5 prochaines années, les thèmes prépondérants seront la nourriture et l’agriculture, les énergies et la santé.
De plus, cette étude tord le cou aux préjugés disant qu’effectuer un investissement à impact, c’est renoncer à un espoir de performance. En effet, elle indique que l’investisseur exige de son placement à impact une rémunération de marché comparable à un investissement classique.
La crise a donc permis une prise de conscience accrue de la nécessité du développement durable et à fortiori de l’investissement à impact, le tout sans renoncer à la performance. Ainsi, selon Florent Delorme, cette tendance structurelle devrait continuer de s’amplifier.
Pour en savoir plus M&G (Lux) Positive Impact Fund (+7,46% YTD) et les fonds M&G Investments, cliquez ici.
Copyright H24 Finance. Tous droits réservés.
Autres articles
Voir tous les articlesInterviews
L'interview "décalée H24" de Maxime Gohin (Capital Management France)....
Publié le 30 octobre 2025
Vidéos
GEAR : un fonds Long Short indépendant des marchés....
Publié le 20 octobre 2025
Vidéos
Le climat, nouveau critère décisif pour les investisseurs....
Publié le 05 octobre 2025