Conférence Carmignac : « La France peut redevenir un moteur important de la croissance européenne »
Carmignac Gestion organisait mercredi 12 juillet sa conférence trimestrielle d’été. La société, qui gère désormais 60 milliards d'euros, est notamment revenue sur les performances de ses fonds et a présenté sa vision économique pour les prochains mois.

Edouard Carmignac lors de la conférence du 12 Juillet 2017
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Performances des fonds
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Depuis le début de l’année, les deux fonds emblématiques de Carmignac Gestion, Carmignac Patrimoine et Carmignac Investissement, s’affichent respectivement en hausse de 2,07% et de 7,20%.
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Certains fonds de la gamme actions enregistrent également des performances très positives, notamment Carmignac Euro-Entrepreneurs (+15,57% YTD) ou encore Carmignac Emergents (+13,84% YTD).
Au sein des fonds, le renforcement de l’euro face au dollar au cours des derniers mois a légèrement pénalisé les expositions en devises étrangères et la baisse du pétrole a pénalisé les valeurs du secteur de l’énergie et des matières premières, mais les performances des fonds restent « tout à fait remarquables face aux indicateurs de référence » commente Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac.
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Actions européennes : un contexte toujours positif
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Les équipes de Carmignac Gestion s’affichent très positives au sujet de la zone euro, et plus particulièrement de la France. « En Europe, le contexte a changé avec l’arrivée de M. Macron » explique Edouard Carmignac. « La France peut redevenir un moteur important de la croissance européenne » confirme pour sa part Frédéric Leroux, gérant global.
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Ce dernier souligne que les indicateurs économiques restent très bien orientés sur le Vieux continent. Même en Italie, la croissance est de retour après plusieurs années de récession.
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Les doutes concernant le secteur financier européen semblent désormais lointains : pour David Older, responsable de l’équipe actions, « Le secteur bancaire reste dans une phase positive avec la pentification de la courbe des taux et le retour de la croissance ».
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Mark Denham, responsable de la gestion actions européennes, souligne également l’intérêt des petites capitalisations européennes, qui affichent « des performances solides et représentent un nombre croissant d’opportunités » tout en restant « bien orientées pour poursuivre leur hausse ».
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Marchés américains : des signaux nuancés
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Au sujet des Etats-Unis, l’analyse des équipes de Carmignac est plus nuancée. Certes, « Les taux bas continuent de bénéficier à la profitabilité des entreprises » observe Frédéric Leroux, mais « on commence à voir que le rythme de croissance diminue ».
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À quelque chose, malheur est bon : « Les indicateurs mitigés aux Etats-Unis devraient pousser la Fed à ne pas être trop restrictive » relativise-t-il, tout en reconnaissant que la forte dynamique du marché de l’emploi « pourrait être inflationniste » et pousserait alors à de nouvelles hausses de taux.
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Le cycle économique aux Etats-Unis, sans être terminé, est jugé mature. Pour cette raison, « Aux Etats-Unis, on privilégie des valeurs défensives, peu dépendantes du cycle. C’est le cas des valeurs technologiques » explique le gérant. Aux Etats-Unis, « Les valeurs technologiques ne sont pas survalorisées et sont des pépites de croissance » précise Edouard Carmignac.
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Enfin, « Au sein des pays émergents, la situation est favorable » explique Frédéric Leroux. Malgré les doutes persistants sur la viabilité de l’endettement en Chine, « On peut s’attendre à ce que tout soit fait pour éviter une vague négative chinoise ».
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Marchés de taux et banques centrales : un environnement « agité »
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Les marchés obligataires se trouvent quant à eux dans une situation plus délicate, notamment en zone euro. « L’environnement de taux est devenu extrêmement agité » observe Didier Saint-Georges, faisant allusion aux montagnes russes enregistrées sur les taux souverains en Europe depuis le début de l’année.
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« On arrive au moment où les banques centrales envisagent un changement de régime potentiel » explique Frédéric Leroux, ce qui est à l’origine de la volatilité des marchés obligataires. « Ce resserrement monétaire va créer des incertitudes de parcours (…) mais les banques centrales ont joué un rôle majeur dans la sortie de crise et veilleront à ce qu’on n’y retourne pas » commente Edouard Carmignac.
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À long terme, « Les taux allemands devraient petit à petit converger vers les taux américains avec l’arrêt progressif des rachats d’actifs de la BCE » envisage Rose Ouahba, responsable de l’équipe taux. Le potentiel de hausse des taux allemands ainsi que des autres pays de la zone euro serait donc particulièrement significatif. « Pour se protéger contre la remontée des taux, on a des couvertures sur les taux allemands et américains » explique-t-elle.
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Les opportunités n’ont cependant pas toutes disparu sur les marchés obligataires. « On conserve la dette émergente et les emprunts financiers subordonnés européens » explique notamment Rose Ouahba. « Nous restons investis sur le Brésil. Les taux réels brésiliens restent parmi les plus élevés au monde, autour de 5,5% » précise Charles Zerah, gérant obligataire.
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« Je dis souvent à mes équipes : soyons des paranoïaques constructifs » a rappelé Edouard Carmignac pour conclure la conférence.
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Pour en savoir plus sur les fonds de Carmignac Gestion, cliquez ici.
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