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L'effet Pare-Brise…

 

On entend souvent qu’avant, il y avait plus d’impacts d’insectes sur les pare-brise lors des longs trajets ou des départs en vacances. Conduire une voiture pendant plusieurs heures nécessitait à l’arrivée un bon coup de nettoyage de la vitre avant de la voiture ou du pare choc. Aujourd’hui, les trajets se terminent avec un pare-brise quasi immaculé. Outre le sentiment de nostalgie d’une époque révolue, ce phénomène inversé est le signe d’un mal plus profond, que les scientifiques nomment l’effet pare-brise : la disparition massive des populations d’insectes.

 

Un déclin d’autant plus inquiétant qu’il semblait se dérouler jusqu’à peu dans l’indifférence générale. Ces petites créatures ont-elles souffert, à tort, d’un manque d’attention médiatique au profit des oiseaux ou des mammifères ? C’est possible. Longtemps il a été question de l’ours polaire ou du panda géant, symboles du réchauffement climatique ; certes justifié, mais peut-être iconisé à l’extrême. Pourtant les insectes sont légion, et le moins que l’on puisse dire c’est que leur réputation est à géométrie variable.

 

Effrayants, envahissants et parfois réputés indestructibles comme le cafard, la punaise de lit ou le pou, pour les plus classiques, présumés meurtriers comme le moustique tigre, agaçants comme la mouche… À l’inverse on sera impressionné par le travail acharné des fourmis et des abeilles, ébahi devant une libellule, en totale contemplation par un envol de papillons ou encore en admiration devant la bioluminescence d’une luciole… Un monde fascinant, à mieux connaître pour mieux préserver.

 

Car silencieuse est leur disparition, mais frénétique est la cause : l’agriculture intensive et l’utilisation de pesticides à outrance et systématique, sous prétexte qu’il n’y aurait pas d’alternatives pour nourrir une population sans cesse grandissante. Or le constat est unanime : à moins que nous ne changions nos méthodes de production alimentaire, les insectes pourraient peu à peu suivre la voie de l’extinction définitive d’ici à quelques décennies, entraînant des conséquences en chaîne catastrophiques sur le vivant.

 


Source : Biocontact

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