Un second semestre à risque pour ce gérant obligataire...
Est-ce que l’Intelligence Artificielle va vraiment révolutionner l’économie ? A cette question le gérant du fonds EdRF Bond Allocation Nicolas Leprince répond : « il est préférable de se mettre sur des obligations offrant des taux élevés dans une période de désinflation plutôt que d’investir dans des actions du secteur technologique dont les PE sont proches de 50 », le webinaire d’EDRAM dédié à EDR Bond Allocation est lancé !

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A cette occasion, le responsable des investissements Benjamin Melman, le responsable spécialiste produit Ludovic Dufour et le gérant du fonds Nicolas Leprince sont intervenus successivement. H24 vous en propose un résumé..... |
Ils constatent tout d’abord que la politique de resserrement monétaire (QT) n’a eu jusqu’à présent que peu d’effet sur la liquidité du marché obligataire. Cela n’a tout de même pas empêché un retour de la volatilité qui a passablement compliqué la tâche des gérants de fonds obligataires, notamment dans la gestion de leur exposition au risque taux.
Même dans cet environnement compliqué, la gestion de la duration a été dynamique pour le fonds. Elle était à 1,2 en début d’année et elle n’a pas pu être renforcée durant cette période, l’évolution des taux étant trop mouvementée. Cependant, sur le deuxième trimestre, les conditions de marché ont permis au gérant de renforcer la sensibilité du fonds au taux d’intérêts. La duration du fonds est passée de 5.7 années à fin avril à 6.5 à fin mai pour terminer le trimestre à 7.5. Cette hausse s’est d’abord initiée sur les taux de la zone euro avant de s’opérer sur les États-Unis dans une moindre mesure.
Le gérant positionne donc clairement son fonds sur des anticipations de baisse de taux long à venir. En effet, il constate que l’économie européenne est proche d’une récession et que les États-Unis, certes plus résilients, devraient également connaître un ralentissement au second semestre. Concernant l’inflation, les indicateurs avancés pointent vers la désinflation. Ils s’attendent à ce qu’elle atteigne 3%, stagne un certain temps à ce niveau pour descendre vers 2.5% par la suite. Ils notent, qu’à présent, le marché écoute les propos des Banques Centrales et adapte ses anticipations de taux courts sur les attentes de la Fed.
Pour la suite, le gérant mentionne des alternatives intéressantes sur quelques pays d’Europe de l’Est dont les banques centrales baissent leurs taux malgré une inflation élevée (Hongrie, Pologne). Ils ne se montrent pas inquiets sur le risque de crédit (rating moyen du fonds BBB-). Le taux de défaut reste bas et le mur de dettes ne sera pas un sujet avant 2024. Il maintient donc son exposition aux obligations subordonnées financières qui représentent 17% des encours et aux obligations high yield (19%) plutôt court terme (1-3 ans).
En conclusion, le gérant anticipe que la raréfaction de la liquidité devrait venir lors du second semestre, ce qui ne devrait pas être porteur pour les actifs risqués. Nous voici avertis…
Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.
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