CPR fracture H2O…
… pour faire de l’hydrogène.

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Arnaud Demes (product specialist thématiques environnementales chez CPR AM) revient pour H24 sur la thématique de l’hydrogène et le fonds CPR Invest Hydrogen. |
Premier constat, la thématique connait des vents contraires. « C’est un thème qui est mécaniquement axé sur l’industrie donc cyclique » souligne l’expert. A ce titre, les craintes de récession ont pesé sur la thématique.
C’est sur l’hydrogène vert (hydrogène produit à base d’énergie renouvelables et/ou nucléaire) que les objectifs sont les plus élevés. Pourtant aujourd’hui, sur 90 millions de tonnes d’hydrogène produits, 97% est gris (produit à base d’énergies fossiles) et l’objectif est d’arriver à 500 millions de tonnes à horizon 2050 avec 70% de vert.
Pourquoi l’hydrogène est un élément clef de la transition énergétique ?
Parce que l’électricité, même à base de renouvelables, est difficile à stocker et à transporter. De plus, des secteurs comme l’acier, les engrais, ou le transport maritime sont difficiles à décarboner. Par exemple, l’énergie renouvelable comme le solaire ne peut permettre d’amener une température suffisante à un four produisant de l’acier.
En ce moment, ceux qui souffrent sont les acteurs non matures et non rentables (7% du fonds). En revanche Arnaud Demes le martèle, certes à court terme ils souffrent mais à long terme les « perspectives de croissance sont stratosphériques ! ». Mais selon l’expert le marché ne voit pas que les financements gouvernementaux vont être colossaux. Mais oui, les projets sont retardés et les financements mettent du temps à arriver. Pour Arnaud Demes cela va se solutionner.
Que retrouve-t-on dans le fonds CPR Invest Hydrogen ?
La gestion investit dans toute la chaîne de valeur de l’hydrogène avec une approche responsable. On retrouve ainsi 4 piliers :
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Energies renouvelables (30-35%). En effet pour produire de l’hydrogène vert il faut des énergies renouvelables.
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Technologie et composants « hydrogène » (15%). On va retrouver ici les purs players de l’industrie soit des sociétés d’électrolyse et de pile à combustible. « C’est la partie turbo du portefeuille » souligne Arnaud Demes.
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Production, exploitation et stockage (35%) avec par exemple les gaz industriels (Air Liquide, Linde…)
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Les utilisateurs (15%) : la mobilité lourde (transport maritime, Maersk), l’industrie lourde (exemple : acier avec Arcelor) et la production d’engrais.
Arnaud Demes, souligne que, contrairement à ce que de nombreux investisseurs pensent, le fonds est faiblement valorisé (P/E de 13).
« Le fait qu’on ait une approche sur toute la chaîne de valeur, nous permet d’être diversifiant et finalement value », conclut l’expert.
Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.
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