Le rallye du début d'année semble disproportionné par rapport au risque...
Banques centrales agressives, perspectives de récession, investisseurs déboussolés, 2023 commence tout de même sur une note positive, avec des marchés qui repartent à la hausse. H24 vous résume la dernière conférence de BNY Mellon IM.

Pessimisme ou optimisme, quel scénario doit-on privilégier pour l’année à venir ?
Eléments de réponse avec Anne-Laure Frischlander (Directrice Générale France, Belgique et Luxembourg) et Violaine de Serrant (Directrice de la Distribution France, Belgique et Luxembourg) chez BNY Mellon Investment Management.
Quel scénario pour 2023
L'année 2023 commence sur les chapeaux de roues, avec un très fort rallye. Est-ce de bon augure? Sommes-nous dans un scénario d’un atterrissage en douceur de l’économie ? Pour BNY Mellon, 3 éléments seront essentiels :
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La baisse de l'inflation, et son ampleur,
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La réaction des banques centrales et le maintien ou non d’une politique restrictive,
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La réouverture économique de la Chine et son impact sur la croissance mondiale.
Dès lors, à quel scénario s’attendre pour l’année 2023 ?
Pour la société de gestion, il est peu probable d’assister à un atterrissage en douceur de l'économie mondiale. Le marché du travail est encore trop tendu pour relâcher la pression sur les salaires, tandis que l’épargne accumulée durant le Covid tend à disparaître, ce qui ne soutiendra plus la consommation.
De plus, si la Chine a entrepris d'ouvrir complètement le pays après une année de politique ultra restrictive, les indicateurs économiques restent encore fragiles. Côté banques centrales enfin, les Fed Funds devraient culminer autour de 5.5% et rester supérieurs à 5% tout au long de l’année 2023. Ainsi, « nous nous dirigeons donc plus vers un scénario de récession mondiale » estime Anne-Laure Frischlander.
Quelles conclusions d'investissement ?
Le rallye du début d’année semble disproportionné par rapport au risque. L’experte s’attend à une croissance plus faible et une désinflation plus lente, tandis que la politique monétaire doit toujours vaincre l’inflation.
En conséquence, quelle allocation privilégier ?
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Actions US : sous exposition. Préférence pour les secteurs défensifs (biens de consommation de base et santé) et titres de qualité.
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Actions mondiales et émergentes : focus sur les titres européens à haut dividendes et value, légèrement positif sur les actions japonaises. Côté émergents, la préférence est donnée aux pays comme le Brésil, le Mexique ou l’Indonésie, crédibles dans leur lutte contre l’inflation, affichant des exportations diversifiées, ainsi qu’une bonne balance commerciale et une résilience quant à la hausse du dollar. Prudence sur la Chine.
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Dette souveraine des marchés développés et émergents : neutre pour les premiers, prudente pour la seconde et particulièrement sur le haut rendement. La société de gestion privilégie le Brésil et le Mexique en raison de leurs taux d’intérêts élevés, leur faible croissance et le ralentissement des anticipations d’inflation.
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Crédit : neutre sur les émetteurs Investment Grade américains et européens. Neutre également sur le High Yield en raison des craintes de récession. Préférences pour une duration courte.
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Dollar américain : ce dernier est devenu plus cher mais devrait rester élevé dans les mois à venir en raison d’une Federal Reserve agressive et d’une faible dynamique de croissance mondiale.
Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.
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