3000 professionnels ont suivi cet évènement incontournable...
Quand ce n'est pas Michel Drucker, c'est Carmignac Gestion qui investit le Studio Gabriel pour présenter sa « rentrée » 2022 en semi présentiel. Si l'audience sur place était volontairement restreinte, la conférence aura réuni plus de 3000 personnes en ligne.

Le duo Kevin Thozet (Membre du comité d’investissement) et Soraya Derrais (Chargée de développement) était à la manœuvre pour interroger les différents experts de l’équipe.
A défaut de se montrer enthousiastes sur l'environnement de marché, ils se sont tous montrés confiants quant à leur capacité à performer en fin d'année, et surtout en 2023.
D’emblée, le chef économiste Raphaël Gallardo plante le cadre :
-
La désynchronisation des cycles mondiaux se poursuit avec une entrée en récession décalée pour l’Europe et les États-Unis, alors que les conditions d’un rebond se rapprochent en Chine.
-
L’activisme budgétaire et la faiblesse des devises amortissent le choc de la crise gazière en Europe et en Asie, mais au prix d’une dégradation des finances publiques et d’une rémanence de l’inflation.
Un contexte difficile… mais source d’opportunités pour Frédéric Leroux, qui ne masque pas son optimisme !
En effet, le retour de l’inflation induit un retour du cycle. Il sera dorénavant crucial de savoir identifier les moments d’inflexion.

Pour le moment, la prudence reste globalement de mise chez Carmignac face à des risques de collision entre politiques budgétaires et monétaires dissonantes dans un contexte où les perspectives de croissance des bénéfices par action restent toujours relativement optimistes.

La prochaine rotation devrait bénéficier en premier lieu aux actions de croissance et aux actifs de portage (obligations souveraines et crédit).
La gestion conserve donc au sein de la gamme Patrimoine des taux d’exposition aux actions modérés (mais en hausse), une allocation importante en liquidités et augmente progressivement le niveau de risque sur le front obligataire à travers la levée progressive des couvertures sur le crédit.

La gestion a donc accru cette exposition de façon significative, et pourrait même encore « l'augmenter si les circonstances s'y prêtent », glisse même Edouard Carmignac.
L'autre moteur de performance important, et qui a beaucoup souffert de cette aversion pour le risque, est le crédit.
La société a ainsi dédié une table-ronde aux marchés obligataires. Elle considère qu'une approche active et flexible est nécessaire pour en tirer profit et voit dans les hausses de taux et les marges de crédit, des opportunités pour les années à venir.

A suivre...
Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.
Autres articles
Voir tous les articlesInterviews
L'interview "décalée H24" de Maxime Gohin (Capital Management France)....
Publié le 30 octobre 2025
Vidéos
GEAR : un fonds Long Short indépendant des marchés....
Publié le 20 octobre 2025
Vidéos
Le climat, nouveau critère décisif pour les investisseurs....
Publié le 05 octobre 2025