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Pour ce gérant, ce n’est pas l’hiver qui arrive qui risque de poser problème, mais plutôt les cinq à dix prochains…

Si l’énergie a toujours été un thème central, l’explosion de la demande post covid et les tensions géopolitiques en Europe de l’Est sont venues bouleverser la situation. C’est aujourd’hui le Vieux Continent, et son marché commun européen de l’électricité qui cristallise toutes les tensions.

 

Avec un prix de l’électricité qui atteint des sommets, l'arrêt de la production dans certaines usines, la pertinence d’un tel modèle se voit être remise en question. Dès lors, réussirons-nous à passer l’hiver ?  C’est à cette question que répond Régis Bégué, associé gérant et Directeur de la Gestion et Recherche Actions chez Lazard Frères Gestion.

 

Focus sur le pétrole : 

 

Depuis la flambée de février dernier et l’invasion de l’Ukraine par la Russie, bonne nouvelle : le prix du pétrole s’est à peu près stabilisé.

 

En effet,

 

  • La demande est limitée par le ralentissement de la croissance mondiale, ainsi que par la politique zéro-covid chinoise. 

  • De l’autre côté, l’offre est toujours soutenue par la mobilisation des stocks stratégiques aux Etats-Unis, ainsi que par l’absence totale d’aléas climatiques en Atlantique Nord, qui auraient pu impacter la production.

  • De même, et malgré l’opacité des annonces, la production de pétrole russe se poursuit et soulage indirectement le marché.

 

A noter toutefois que la faiblesse historique de l’euro face au dollar se traduit par un prix du baril toujours historiquement élevé pour un consommateur européen.  

 

Gaz : le nerf de la guerre se trouve en Russie

 

Si le marché de l’or noir reste relativement flexible, (nombreuses sources d’approvisionnement, retour de l’Iran sur le marché, augmentation de la production de la part de l’OPEP+), le marché du gaz, quant à lui, est extrêmement tendu

 

Et ce marché l’est d’autant plus que la Russie, sous le feu des sanctions économiques européennes, demeure le principal fournisseur du Vieux Continent. Cependant, la situation n’est peut-être pas aussi dramatique que prévue, tempère Régis Bégué. Certes, la probabilité d’un arrêt d’approvisionnement de la part du gazoduc Nord Stream 1 se précise, mais ce dernier ne représente qu’un tiers des exportations totales russes. 

 

D’autres gazoducs (via la Finlande, la Turquie…) continuent d’acheminer le précieux hydrocarbure vers le reste de l’Europe. Et même si les débits ont été réduits, ils ne sont pas tombés à zéro. Ainsi, entre ces différents flux et la capacité de substitution des entreprises (fioul, charbon), « il nous reste une certaine marge de manœuvre », affirme le gérant. En revanche, il admet qu’un risque de pénurie plane sur certains pays, et notamment l’Allemagne, qui représente 20% de la consommation totale européenne tout en étant ultra-dépendante des exportations russes.

 

Électricité : la facture flambe, l’UE à la rescousse ?

 

Pour le stratège, le problème est double : la disponibilité et le prix. Et ce dernier est conditionné par la structure même du marché, dite de “merit order”. Sur le marché, est appelée la source d’électricité (renouvelable, nucléaire, charbon …)  la moins chère, et la moins polluante disponible. Une fois cette dernière épuisée, une nouvelle source est alors appelée. Or, le prix de l’électricité étant fixé par le coût de production de la dernière source utilisée (actuellement centrales à gaz), la flambée des prix de l’hydrocarbure a entraîné avec elle celle de l’électricité. Cette situation délétère a ainsi motivé l’Union européenne à mettre sur la table un projet de refonte structurelle du système de fixation des prix de l’électricité, de manière à découpler les prix du gaz et ceux de l’électricité. 

 

Qu’attendre pour la suite ? 

 

Pour conclure, Régis Bégué se veut rassurant pour les mois à venir : nous passerons l’hiver à peu près correctement, malgré quelques incertitudes. Les gouvernements se sont préparés, les réserves de gaz ont atteint les niveaux fixés par les instances européennes (plus de 80%), des plans de sobriété énergétique sont mis en place et de nouvelles sources de production sont à l’étude. Il demeure toutefois plus pessimiste pour les années à venir : il faudra de nombreuses années avant la mise en place d’un système alternatif indépendant du gaz russe. « Ce n’est pas l’hiver qui arrive qui risque de poser problème, mais plutôt les cinq à dix prochains » conclue-t-il.

 

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Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.

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