Ces gérants nous listent les risques et les opportunités pour la rentrée…
EOS ALLOCATIONS a demandé à des gérants de fonds patrimoniaux bien connus de nous donner en quelques mots les risques et les opportunités trop sous-estimés par le marché. Ces gérants seront présents le 7 septembre à Paris à la conférence de rentrée des fonds patrimoniaux.
- Didier Saint-Georges (Carmignac Risk Managers) se méfie de l’impact sur les marchés de la réduction à venir de l’apport de liquidités par les banques centrales. De plus, le cycle économique global pourrait réserver des surprises.
- Fidèle à son process de gestion, Amiral gestion trouve que les risques se trouvent dans valorisation globale des marchés, surtout US. Les opportunités, quant à elles, se trouvent dans le choix des valeurs.
- Emeric Préaubert (Sycomore AM), fait le même constat. Selon lui, les marchés US sont massivement survalorisés. Attention aux suiveurs de tendance qui continuent à le surpondérer.
- Pour Pierre Puybasset (Financière de l’Echiquier), le risque est la continuation du renforcement de l'euro. A l’inverse, la bonne nouvelle pourrait venir d’une reprise plus forte qu'attendue de la consommation en Europe qui permettrait de réviser en hausse la croissance des bénéfices 2018.
- Pour Florent Delorme (M&G Investments), le marché surestime la volonté et la capacité des banques centrales à normaliser leur politique. Les banques centrales ne normaliseront que timidement leur politique monétaire. Il faut donc rester sur les actifs risqués. Côté risque, Florent Delorme, met en avant une nouvelle dont peu d’asset managers parlent : la possible alliance de Berlusconi avec l’extrême droite en Italie autour de l’idée d’une nouvelle monnaie en Italie. Si cette alliance remportait les élections de 2018 sur ce programme, ce serait un vrai problème pour les marchés.
- Yoann Ignatiew (Rothschild Martin Maurel AM), souligne également le caractère accommodant des politiques monétaires et note qu’un coup de boost sur les actifs risqués pourrait arriver si les réformes fiscales aux US voyaient le jour.
- A l’inverse, selon Raphael Elmaleh (Keren Finance) le marché est trop complaisant sur l'inexistence des mesures Trump.
- On retrouve cette thématique clivante chez AXA IM, pour qui une reprise de l’inflation obligerait les banques centrales à remonter leur taux dans un marché très dépendant des discours des banquiers centraux. Le gérant français souligne aussi les sommes importantes gérées par des fonds quantitatifs qui gèrent le niveau de risque en fonction de la volatilité. Les algorithmes étant similaires il y a risque d’effet « boule de neige ». Toutefois un scénario « ciel bleu » existe aussi avec une croissance modérée à faible sans inflation et toujours des banques centrales prudentes.
Les asset managers ne sont donc pas tous d’accord et nous devrions assister à un beau débat, notamment sur les politiques monétaires ou la politique US.
Pour vous inscrire à la conférence du 7 septembre sur les fonds patrimoniaux, envoyez une demande à contact@eos-allocations.fr
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